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Actualités économiques

31 mai 2019 Le pays mise sur une nouvelle stratégie digitale

LUXEMBOURG – Le gouvernement a donné le point de départ d'une stratégie plus offensive sur le traitement des données.

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La production et le stockage de données en masse (le big data) explose, en lien avec la digitalisation accrue de la société. Pour en tirer bénéfice, l'intelligence artificielle (IA) est désignée comme un outil stratégique par le gouvernement. Elle permet de transformer ces données en matières exploitables, et monétisables. Les ministres de la digitalisation, Xavier Bettel, et de l’Économie, Étienne Schneider, ont présenté ce vendredi les orientations politiques de l'IA et de la digitalisation des secteurs économiques prioritaires.

Une stratégie d'innovation a été couchée dans un document de 47 pages, qui évoque des pistes et actions à engager dans ces secteurs (industrie 4.0, logistique, écotechnologies, technologies de la santé, industrie spatiale et services financiers). Les technologies de l'information et de la communication sont au centre de ces mesures qui tournent autour de trois axes: renforcement de l'infrastructure digitale, soutien aux entreprises dans l'intégration des technologies innovantes digitales et création d'un cadre légal et financier favorable.

 
 

 

Améliorer les processus en interne

 

«Moins de 0,5% des données utiles sont aujourd'hui analysées et exploitées. Le potentiel est énorme», souligne Mario Grotz, chargé de la direction générale Recherche, propriété intellectuelle et nouvelles technologies. «C'est un moyen pour les entreprises de devenir plus efficaces, plus rentables, plus productives. On a toujours essayé de développer l'économie en investissant dans de nouvelles machines, là on peut mieux rentabiliser les machines en utilisant les données afin d'améliorer les processus en interne», développe-t-il.

Les retombées doivent aussi concerner tout un chacun, ambitionne Xavier Bettel, en matière de santé, d'éducation, de gain de temps, de protection des données, de transports, ou encore d'opportunités d'emploi. «Dire qu'aucun métier ne va disparaître, c'est faux, mais il faut des gens formés pour les métiers de demain. Je veux que si des emplois disparaissent, les nouveaux emplois soient occupés par des gens ici au Luxembourg», a souligné le Premier ministre, qui a l'ambition de faire du Luxembourg une référence au niveau mondial sur le sujet.

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